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À l’endos de la toile se trouvent des capteurs, des micros. Le peintre crée une œuvre. Se faisant, les micros captent le passage du pinceau sur la toile et les vibrations du canevas selon l'intensité de la pulsion créative. Les premiers sons ainsi générés sont récupérés par le musicien qui les module, les transforme et les organise en séquences afin de former une trame sonore de fond qui lui servira à son tour de canevas virtuel pour créer une oeuvre musicale. En réciprocité, la composition musicale va directement influencer la composition picturale. Il se créer alors une sorte d'effet rétroactif de Larsen (feedback). On ne sait plus qui influence qui. Les deux oeuvres se bâtissent par rapport à l'autre pour n'en former qu'une le temps de la performance.

On tente ainsi de créer une osmose parfaite entre les deux arts et les deux artistes. L’un n’est plus seulement musicien, puisqu’il influence directement le geste du peintre. L’autre n’est plus seulement peintre, puisqu’il génère des sons et des séquences.

Designer visuel

Fondamentalement, la démarche du designer visuel est la même que celle du designer sonore.
Ce premier capte l’ensemble de la toile optiquement et peut ainsi isoler les taches et formes de peinture à sa guise. À l’instar du designer sonore qui modifie les sons de frottements et de coup sur la toile en des sons harmonique, le designer visuel transforme les taches de couleur en autant de formes bi-dimensionnelles ou tri-dimensionnelles qu’il projette dans l’espace, soit sur un écran plat, soit sur des formes structurelles (mapping), soit dans un dôme immersif.

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